L'urbanisme participatif est la participation effective des habitants et des usagers à la programmation et à la conception d'un projet urbain (réaménagement de quartier, réhabilitation, construction d'un nouveau quartier...) ou d'un équipement public dans le cadre d'une nouvelle gouvernance de projet et d'un urbanisme durable ou écologique1. Cette participation dépasse le simple cadre légal de l'information et de la concertation. La volonté pour les communes d’exercer pleinement leurs compétences et en y associant les habitants va induire un mouvement qui sera illustré par de nombreuses expériences et ce à des échelles différentes. Ce mouvement sera porté aussi par une association d’élus (ADELS) qui fait un travail important de collecte, d’analyse et de diffusion de ces innovations sur le terrain17 notamment avec sa revue Correspondance municipale. Grenoble avec Hubert Dubedout (1922-1986) expérimente la démarche pour la réhabilitation de ses vieux quartiers et la ZAC de Meylan toute proche développe la participation non seulement pour concevoir mais aussi pour gérer les nouveaux équipements du quartier. Un recensement de ses opérations est fait régulièrement et porte dans la quasi-totalité des cas sur l’urbanisme, l’aménagement du cadre de vie ou la création d’équipements de proximité. On peut citer : -La création d’un nouveau quartier à Haulchin dans le Nord, -Le Hameau de Bellevue à Carqueiranne dans le Var -La ZAC du Mont Hermé avec 400 logements à Saint Brice Courcelles, près de Reims -La ZUP de Perseigne à Alençon dans l’Orne, -La ZAC à Meylan dans l’Isère, -La ZAC de Plan de Cuques dans les Bouches du Rhône, -La réhabilitation du centre ville d’Aubusson dans la Creuse -L’Alma Gare à Roubaix -La ZAC du Mont Hermé à Saint Brice Courcelles (Reims) -La Villeneuve de Grenoble La bibliographie de l'époque est importante et les expériences largement diffusées au travers des formations comme celles des urbanistes communaux20. Cette participation effective est soit le résultat d’une lutte des habitants comme à Roubaix soit d’une volonté délibérée des élus locaux comme à Juvisy-sur-Orge dans l’Essonne avec la création d’un Atelier Public d’Urbanisme ou à Saint Brice Courcelles qui va jusqu’à associer à la conception du logements en accord avec le bailleurs social, les futurs locataires ou à Reims avec l'opération Diapason21. Ce processus expérimental va ensuite être utilisé dans les premières opérations de rénovation de l’habitat social dans les banlieues22. C’est à partir de là ce vont se développer par exemple les Régies de quartier. L'État au travers les opérations retenues au Plan Construction va financer partiellement ces concertations dont le bilan sera tiré régulièrement par le sociologue Albert Mollet pour le compte du Ministère. Des colloques s'approprient le sujet comme celui de Marly en 1976 qui a pour thème : Participation et urbanisme 23et dont les travaux sont publiés par le CRU, centre de recherche d'urbanisme, financé en partie par le Ministère. Olivier Guichard présidera les travaux en présence de nombreux élus et hauts fonctionnaires. Le sujet n'est plus l'apanage d'une gauche autogestionnaire et rejoint une préoccupation d'une gouvernance un peu moins conflictuelle avec la population quelles que soient d'ailleurs la taille et la nature des projets. Les expériences se développent aussi en Europe en Suisse, en Italie, au Benelux, en Autriche, en Allemagne.... On peut citer : -le quartier du Kreusberg à Berlin, -le quartier des Marolles à Bruxelles, -la maison médicale de Louvain en Belgique, -Planquadrat à Vienne (Autriche) Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Urbanisme_participatif